La Souveraineté nationale, pilier d'une nouvelle gauche

La démocratie est indissociable de la notion de souveraineté populaire. La question bien sûr est celle de l'espace politique où se manifeste l'exercice de cette souveraineté. Pour une gauche en recomposition, c'est la Nation qui forme le cadre naturel de délibération, de prise de décision et de responsabilité. Pour la grosse majorité de la population en effet, le sentiment d'identité collective, d'appartenance citoyenne et d'intérêt général est toujours étroitement lié à la Nation.

La souveraineté nationale a une solide tradition historique et constitutionnelle et est compris comme une condition nécessaire à tout progrès social. Comme l'explique Jacques Sapir, le souverainisme social

s’enracine dans le constat que tout progrès social implique que la communauté nationale, ce que l’on nomme le peuple, soit souverain. Il comprend qu’il ne peut y avoir de progrès social sans une économie qui soit tournée vers le plus grand nombre et non vers l’accroissement de la richesse des plus riches, ce qui est le cas actuellement.

L'affaiblissement des mécanismes de souveraineté nationale va ainsi de pair avec la perte des acquis sociaux et la montée des inégalités. Les efforts de la gauche devront donc se concentrer sur la restauration de ces mécanismes en vue d'assurer le contrôle démocratique d'une économie tournée vers la justice sociale, le plein emploi, etc.

La gauche n'est évidemment pas la seule force politique prônant un renouveau national mais c'est la seule qui a le potentiel d'en faire le cadre d'une vision progressiste, inclusive et libérale de la société.

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